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Agentica

Réponse — Gouvernance de l’IA

Les journaux d’audit de Copilot suffisent-ils comme preuve ?

Non, pas à eux seuls. Ce sont des signaux bruts essentiels, mais la rétention par défaut est de 180 jours dans Microsoft Purview, alors que les horizons de preuve réglementaires se comptent en années. Et un journal détenu par la plateforme n’est ni un inventaire organisé, ni un historique sous garde indépendante.

Ce que les journaux de Copilot consignent bien

Dans un environnement Microsoft 365, les interactions de Copilot laissent des traces dans le journal d’audit de Microsoft Purview : qui a utilisé quel outil, quand, sur quel fichier. Ce sont des signaux bruts indispensables — la matière première de toute gouvernance de l’IA dans cet environnement. La question n’est pas de savoir s’ils ont de la valeur ; ils en ont. La question est de savoir ce qui leur manque pour constituer une preuve de gouvernance.

Trois limites, toutes vérifiables

  1. La rétention. Microsoft Purview Audit (Standard) conserve les enregistrements d’audit 180 jours par défaut ; les enregistrements d’activité de Copilot suivent la même règle en l’absence de politique de rétention particulière, et la rétention de dix ans exige un module payant. Or les horizons de preuve se comptent en années : la Loi 25 lie les municipalités depuis septembre 2023, et la ligne directrice de l’AMF entre en vigueur le 1ᵉʳ mai 2027 — un premier examen portera sur la pratique des années qui le précèdent. Un journal qui expire au bout de six mois ne couvre pas cet horizon par défaut.

  2. La garde. Le journal est détenu par la plateforme dont il consigne l’activité. C’est un point structurel, pas un reproche : un historique n’a de poids de preuve que sous garde indépendante. Microsoft ne peut pas être le témoin indépendant de sa propre IA — pas plus qu’une organisation ne peut être le sien. Le principe qui rend un registre comptable crédible — séparer celui qui agit de celui qui consigne — vaut aussi pour l’IA.

  3. L’organisation. Un journal est une suite d’événements ; un vérificateur, un conseil ou un examinateur demande autre chose : quels systèmes d’IA sont en usage, à quoi chacun a accès, quels écarts ont été constatés, quand ils ont été corrigés. Des milliers d’événements bruts ne répondent pas à ces questions — un inventaire et un registre organisés, adossés à l’historique, y répondent.

Que faire des journaux, alors ?

Les garder, et les faire durer. Les journaux de Copilot et de Purview sont exactement le genre de signaux qu’un historique de gouvernance doit préserver : le geste utile est de les consigner, au fil de l’eau, dans un historique qui dépasse la rétention de la plateforme, qui ne peut pas être réécrit après coup, et qui est tenu par un tiers.

C’est ce qu’Agentica fait de son premier connecteur, l’environnement Microsoft : collecte en lecture seule — métadonnées et signaux uniquement, jamais le contenu de vos fichiers —, consignation dans un historique infalsifiable, en ajout seul et chaîné par hachage, sous garde indépendante, puis organisation en inventaire et en registre d’où les rapports se génèrent sur demande. Les journaux restent les vôtres ; l’historique en fait une preuve qui dure.

Sources